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	<title>Les chemins d'errance</title>
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	<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 18:51:29 +0000</pubDate>
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		<title>Istanbul, Turquie, avril 2007- VOYAGE AU KURDISTAN</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 16:47:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Voyage 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Istanbul, pays des merveilles. Istanbul, a cheval entre deux mondes,
me donne cette constante impression d&#8217;Ãªtre partout et nulle part Ã  la
fois. AprÃ¨s avoir passÃ© une douzaine de jours Ã  sillonner ses rues,
j&#8217;ai eu un besoin incontrÃ´lable de sauter dans un bus
longue-distance et d&#8217;aller voir ce qu&#8217;il y a Ã  l&#8217;autre extrÃ©mitÃ© du
pays. Ã€ l&#8217;est de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Istanbul, pays des merveilles. Istanbul, a cheval entre deux mondes,<br />
me donne cette constante impression d&#8217;Ãªtre partout et nulle part Ã  la<br />
fois. AprÃ¨s avoir passÃ© une douzaine de jours Ã  sillonner ses rues,<br />
j&#8217;ai eu un besoin incontrÃ´lable de sauter dans un bus<br />
longue-distance et d&#8217;aller voir ce qu&#8217;il y a Ã  l&#8217;autre extrÃ©mitÃ© du<br />
pays. Ã€ l&#8217;est de l&#8217;Anatolie, au pays des kurdes. L&#8217;autre Turquie. LÃ<br />
oÃ¹ le faste ottoman et byzantin fait place Ã  l&#8217;ariditÃ© des steppes<br />
et des montagnes et Ã  la chaleur de ses habitants. Ce voyage en Anatolie n&#8217;est pas sans me rappeler certaines de mes<br />
expÃ©riences antÃ©rieures. J&#8217;ai ressentie une fois de plus<br />
l&#8217;isolation, et j&#8217;ai revu ce regard perplexe de ceux qui ne<br />
comprennent pas ce qu&#8217;une femme Ã©trangÃ¨re seule fait Ã  errer par lÃ .<br />
La grisaille et la dÃ©solation de la rÃ©gion en cette fin d&#8217;hiver<br />
m&#8217;ont ramenÃ© pour quelques instants trois ans en arriÃ¨re, dans les<br />
rues de Peshawar. Mais Ã  intensitÃ© rÃ©duite, bien entendu. Et je me<br />
suis rÃ©pÃ©tÃ© cette devise de voyageurs solitaires, tirÃ©e de la<br />
biographie d&#8217;Alexandra David-NÃ©el: &#8220;Soyez Ã  vous-mÃªme votre refuge<br />
et votre flambeau&#8221;.Heureusement les kurdes m&#8217;ont vite rappelÃ© qu&#8217;un sourire en attire<br />
un autre, et que la mÃ©fiance n&#8217;est point nÃ©cessaire en ce coin du<br />
monde. Toutefois, la communication Ã©tant rÃ©duite au minimum Ã  cause<br />
de la barriÃ¨re des langues, le plus gros de mes journÃ©es s&#8217;est<br />
dÃ©roulÃ© dans le silence et la solitude. Je commence dÃ©cidÃ©ment ï¿½<br />
m&#8217;habituer Ã  ce rÃ´le d&#8217;observatrice-rÃªveuse. Boire un thÃ© aprÃ¨s<br />
l&#8217;autre, parcourir des kilomÃ¨tres et des kilomÃ¨tres Ã  pieds pour<br />
trouver la petite rue la plus accueillante de chaque endroit,<br />
laisser le temps s&#8217;Ã©couler au rythme des appels Ã  la priÃ¨re&#8230;Et<br />
surtout, rester attentive aux merveilleuses rencontres qui font ï¿½<br />
elles seules la richesse d&#8217;un voyage. Le froid et la fiÃ¨vre m&#8217;ont ramenÃ© plus tÃ´t que prÃ©vu Ã  Istanbul,<br />
oÃ¹ je passe la derniÃ¨re semaine de mon voyage Ã  essayer de dresser<br />
un bilan de cette expÃ©rience. Un mois, c&#8217;est vite passÃ©&#8230;Je<br />
garderai un bon souvenir des Turcs qui sont sans cesse de bonne<br />
humeur, sont extrÃªmement accueillants et qui fument beaucoup trop.<br />
Mais je dois admettre avec regret qu&#8217;ils n&#8217;ont pas su atteindre ma<br />
corde sensible comme l&#8217;ont fait si bien les indiens et les<br />
tibÃ©tains&#8230; La mentalitÃ© turque se rapproche-t-elle trop de celle<br />
de la sociÃ©tÃ© d&#8217;oÃ¹ je viens? Ou est-ce la Turquie qui n&#8217;exhibe pas<br />
un chaos assez puissant pour que je m&#8217;y retrouve? Qu&#8217;importe. J&#8217;ai<br />
fait un beau voyage.</p>
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		<title>Varanasi, Inde, octobre 2006 -AINSI VA LA VIE&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 16:43:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Voyage 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne sais pas trop comment commencer ce message. Pour ceux qui
n&#8217;Ã©taient pas au courant, depuis un mois dÃ©jÃ  l&#8217;Inde m&#8217;a accueillit
chez elle pour la quatriÃ¨me fois.AprÃ¨s avoir errÃ© de Delhi a Darjeeling en passant pas Calcutta,
aprÃ¨s avoir laissÃ©Â Â mes pas me conduire Ã  travers les rues de ces
villes sans trop savoir pourquoi, j&#8217;ai aboutie il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne sais pas trop comment commencer ce message. Pour ceux qui<br />
n&#8217;Ã©taient pas au courant, depuis un mois dÃ©jÃ  l&#8217;Inde m&#8217;a accueillit<br />
chez elle pour la quatriÃ¨me fois.AprÃ¨s avoir errÃ© de Delhi a Darjeeling en passant pas Calcutta,<br />
aprÃ¨s avoir laissÃ©Â Â mes pas me conduire Ã  travers les rues de ces<br />
villes sans trop savoir pourquoi, j&#8217;ai aboutie il y a une semaine a<br />
peine Ã  Varanasi, lÃ  ou mon voyage a vraiment commencÃ©. Varanasi,<br />
c&#8217;est aussi la ville oÃ¹ a dÃ©butÃ© mon tout premier voyage en Inde,<br />
en compagnie d&#8217;Ingrid, avec nos regards Ã©merveillÃ©s du dÃ©but des<br />
temps, regard que j&#8217;espÃ¨re ne pas avoir totalement perdu depuis.</p>
<p>Varanasi, qui vit en Ã©troite relation avec le Ganges qui la<br />
traverse, reprÃ©sente le plus haut lieu sacrÃ© de l&#8217;hindouisme. Ici<br />
viennent mourir des Hindous des quatre coins du pays car selon leur<br />
croyance, terminer ses jours dans cette ville met fin au cycle<br />
perpÃ©tuel des rÃ©incarnations et permet d&#8217;accÃ©der au nirvana.</p>
<p>Observer la vie qui se dÃ©roule sur les rives du Ganges reprÃ©sente ma<br />
principale occupation. Les gens viennent ici pour se purifier dans<br />
les eaux sacrÃ©es du fleuve, pour se laver, pour faire leur lessive,<br />
faire une sieste Ã  l&#8217;ombre des ghats, baigner leur buffles, cÃ©lÃ©brer<br />
la fÃªte d&#8217;un dieu ou d&#8217;une dÃ©esse, ou ultimement pour redevenir<br />
poussiÃ¨re, au ghat de Manikarnika oÃ¹ ont lieu les crÃ©mations. Ma<br />
deuxiÃ¨me occupation consiste Ã  me promener dans les rues Ã©troites de<br />
la vieille ville, ces ruelles qui ont vue l&#8217;humanitÃ© Ã©voluer depuis<br />
quelques milliers d&#8217;annÃ©es. Les familles y vivent dans une<br />
proximitÃ© et des conditions d&#8217;hygiÃ¨ne bien difficile Ã  concevoir<br />
pour le regard occidental. Les chemins rarement plus larges qu&#8217;un mÃ¨tre<br />
sont encombrÃ©s des dÃ©chets de la vie quotidienne, des excrÃ©ments des</p>
<p>vaches qui vivent Ã  mÃªme la rue, des mouches qui vivent dans les<br />
excrÃ©ments des vaches, etc. Et Ã  travers tout ce bazar, des enfants<br />
de 4 ans transportent des enfants de 2 ans et inventent des jeux ï¿½<br />
partir de rien, des motocyclettes rÃ©ussissent Ã  se frayer un chemin,<br />
des gÃ©nÃ©ratrices crachent une Ã©paisse fumÃ©e noire lors des<br />
nombreuses pannes de courant. Et ainsi va la vieâ€¦C&#8217;est dans ce contexte quelque fois dÃ©routant mais toujours<br />
enrichissant que je puise l&#8217;inspiration pour effectuer mon projet de<br />
photographie et d&#8217;Ã©criture. Pour l&#8217;aspect photographique Ã§a avance<br />
tranquillement, je garde les yeux grands ouverts et j&#8217;essaie de faire<br />
confiance Ã  mon instinct. Par contre l&#8217;inspiration pour Ã©crire se<br />
laisse encore dÃ©sirer, mais je suis patiente&#8230;En attendant je passe<br />
des aprÃ¨s-midi entiÃ¨res assise sur mon balcon Ã  regarder le temps<br />
qui s&#8217;Ã©tire, et les matins j&#8217;essaie courageusement d&#8217;apprendre ï¿½<br />
jouer du sitar avec le vieux Babaji qui s&#8217;entÃªte Ã  me parler en<br />
hindi, convaincu que je comprends!</p>
<p>Alors je bois un chai a votre santÃ© et vous dis Ã  bientÃ´t!</p>
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		<title>Peshawar, Pakistan, mars 2004 -L&#8217;USAGE DU MONDE</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 16:41:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Voyage 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Â«Â On croit quâ€™on va faire un voyage, mais bientÃ´t câ€™est le voyage qui vous fait, ou vous dÃ©fait.Â Â»
Lâ€™Usage du Monde, Nicolas Bouvier
Lâ€™Ã©crivain-voyageur suisse a Ã©crit ces mots en 1954, lors dâ€™un voyage qui lâ€™a conduit Ã  travers le Moyen Orient jusquâ€™Ã  la Khyber Pass, lieu marquant la frontiÃ¨re entre lâ€™Afghanistan et le Pakistan.Â  Câ€™est maintenant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal"><font face="Calibri">Â«Â On croit quâ€™on va faire un voyage, mais bientÃ´t câ€™est le voyage qui vous fait, ou vous dÃ©fait.Â Â»</font></p>
<p style="text-align: right; margin: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="right"><font face="Calibri"><em>Lâ€™Usage du Monde</em>, Nicolas Bouvier</font></p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal"><font face="Calibri">Lâ€™Ã©crivain-voyageur suisse a Ã©crit ces mots en 1954, lors dâ€™un voyage qui lâ€™a conduit Ã  travers le Moyen Orient jusquâ€™Ã  la Khyber Pass, lieu marquant la frontiÃ¨re entre lâ€™Afghanistan et le Pakistan.<span>Â  </span>Câ€™est maintenant que je rÃ©alise pleinement le sens de cette phrase; mon voyage Ã  moi, il mâ€™a amenÃ©e jusque du cÃ´tÃ© est de la Khyber Pass, Ã  Peshawar dans le nord du Pakistan. Il y aurait tant de choses Ã  dire, mais pour lâ€™instant je vais mâ€™en tenir Ã  lâ€™essentiel.</font></p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal"><font face="Calibri">Il y a une route, dans ce coin du monde, qui semble pouvoir nous Ã©lever tout prÃ¨s du ciel. On lâ€™appelle la Karakoram Highway. Ancien fragment de la route de la soie, elle est le trait dâ€™union dans lâ€™Himalaya entre lâ€™Asie Centrale et la Chine. Je lâ€™ai parcourue dâ€™Islamabad jusquâ€™Ã  la VallÃ©e dâ€™Hunza, le plus loin quâ€™on puisse sâ€™y rendre en cette saison. LÃ -haut tout est dÃ©nudÃ©, les murs de pierres couleur sable se fondent aux flancs des montagnes. Câ€™est Ã  peine si on aperÃ§oit les habitants aux cheveux cendres et aux yeux clairs. Et le soir au coucher du soleil, les chants arabes sâ€™Ã©chappent de la mosquÃ©e et vont remplir lâ€™air de la vallÃ©e entiÃ¨re et mÃªme au-delÃ . Devant une telle perfection, câ€™est lÃ  quâ€™on croit Ãªtre rendu au ciel. </font></p>
<p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="center"><font face="Calibri">____________________</font></p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal"><font face="Calibri">Ã€ Lahore, jâ€™ai eu la chance ou la malchance dâ€™assister aux cÃ©lÃ©brations du 10<sup>e</sup> jour du Muharram. La cÃ©rÃ©monie dâ€™Ashura des musulmans shiites est sans doute lâ€™une des plus sanglantes de lâ€™histoire des religions. Dans les rues de la vieille ville, des hommes, adolescents et garÃ§ons entrent en transe et sâ€™auto-mutilent le dos en se fouettant avec des couteaux retenus par des chaÃ®nes. Pendant plus de trois heures, prisonniÃ¨re de la foule, jâ€™ai Ã©tÃ© tÃ©moin de ce spectacle horrible. Jâ€™ai vu les larmes couler <span>Â </span>sur les joues des mÃ¨res regardant leurs fils performer. Jâ€™ai vu les larmes et la peur dans les yeux dâ€™un petit garÃ§on de six ans, son instrument de torture Ã  la main, dont le pÃ¨re a insistÃ© pour quâ€™il accomplisse le rituel. Encore aujourdâ€™hui je me rappelle du rythme parfait des priÃ¨res, du son des lames qui claquent sur la peau, des cris interminables du petit garÃ§onâ€¦</font></p>
<p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="center"><font face="Calibri">____________________</font></p>
<p><font face="Calibri">En pÃ©nÃ©trant dans la ville de Peshawar, on a lâ€™Ã©trange impression quâ€™on vient de faire un pas mille ans en arriÃ¨re. Les mules avec leurs chariots de marchandise sâ€™abritent sous les caravansÃ©rails. Les rues forment un Ã©troit labyrinthe qui renferme dâ€™innombrables maisons de thÃ©, dans lesquelles des hommes pashtouns aux barbes longues discutent derriÃ¨re les samovars fumants. Ã€ travers les hommes qui dÃ©filent en grand nombre dans les rues, on aperÃ§oit aussi des femmes, anonymes sous leur burka sans visage. Ici, les rÃ©fugiÃ©s afghans reprÃ©sentent plus de la moitiÃ© de la population, ce qui influence grandement le portrait de la ville. Quand je me promÃ¨ne il arrive que des femmes afghanes sâ€™arrÃªtent devant moi et me fixe droit dans les yeux, Ã  travers leur petite grille. Et parfois elle relÃ¨ve leur voile et me rÃ©vÃ¨lent comme un secret leur visage dâ€™une dure beautÃ© et leurs yeux perÃ§ants. On dirait que derriÃ¨re leurs burkas elles cachent toute la souffrance et la splendeur de lâ€™Afghanistan. </font></p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal"><font face="Calibri">Je suis arrivÃ©e dans ce pays il y a deux semaines, et dÃ©jÃ  dans quelques jours ce sera le temps de rentrer en Inde. Jâ€™ai beau avoir Ã©tÃ© charmÃ©e par toutes ces nouvelles rencontres, le Pakistan reste un pays inhospitalier Ã  une femme qui voyage seule. Et chaque jour il y a quelquâ€™un pour me rappeler que je ne suis pas Ã  ma place. </font></p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal"><font face="Calibri">Je pense Ã  vous, </font></p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal"><font face="Calibri">Salam Alekoum</font></p>
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		<title>Calcutta, Inde, DÃ©cembre 2003 -KALI-KHATA</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 16:41:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Voyage 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Calcutta. Kolkatta. Kali-Khata. Kali, grande dÃ©esse de la mort et de la vengeance. Elle rÃ¨gne sur lâ€™immense citÃ© quâ€™est Calcutta, lÃ  oÃ¹ on lâ€™honore et la respecte. Ã€ Kalighat, le Temple qui lui est dÃ©diÃ©, les matins des animaux sont sacrifiÃ©s pour calmer sa fureur et sa soif de sang. Et autour du Temple vivent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">Calcutta. Kolkatta. Kali-Khata. Kali, grande dÃ©esse de la mort et de la vengeance. Elle rÃ¨gne sur lâ€™immense citÃ© quâ€™est Calcutta, lÃ  oÃ¹ on lâ€™honore et la respecte. Ã€ Kalighat, le Temple qui lui est dÃ©diÃ©, les matins des animaux sont sacrifiÃ©s pour calmer sa fureur et sa soif de sang. Et autour du Temple vivent les plus pauvres de pauvres. Des mendiants et des orphelins qui sâ€™accrochent Ã  Kali en guise de dernier espoir. </span><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">Tout prÃ¨s de lÃ  se trouve aussi la maison pour les mourants fondÃ©e par MÃ¨re Teresa. Les sÅ“urs qui y travaillent sillonnent les rues pour recueillir ceux qui sâ€™apprÃªtent Ã  laisser leur Ã¢me. </span><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">Ce quartier est lâ€™un des plus dÃ©routants de la ville, car ici la vie et la mort semblent se confronter Ã  chaque instant. </span><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">Ville Ã  lâ€™Ã©quilibre fragile qui est la contrÃ©e de tous les funambules de lâ€™impossible. </span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Calcutta, Inde, DÃ©cembre 2003 -PASSAGE</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 16:40:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Voyage 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Il semble que parfois lâ€™essentiel dâ€™un voyage puisse rÃ©siderÂ  en une seule journÃ©e, voir mÃªme une seule heure. Quand je serai trÃ¨s vieille et que je repenserai Ã  ce troisiÃ¨me voyage en Inde, ce sera des images bien prÃ©cises qui se succÃ¨deront dans ma tÃªte. Entre autre il y aura la matinÃ©e de notre retour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Il semble que parfois lâ€™essentiel dâ€™un voyage puisse rÃ©sider<span>Â  </span>en une seule journÃ©e, voir mÃªme une seule heure. Quand je serai trÃ¨s vieille et que je repenserai Ã  ce troisiÃ¨me voyage en Inde, ce sera des images bien prÃ©cises qui se succÃ¨deront dans ma tÃªte. Entre autre il y aura la matinÃ©e de notre retour vers Calcutta, Ã  partir de la frontiÃ¨re du Bangladesh. </font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Les mots valent bien peu pour dÃ©crire ces quelques heures, car il sâ€™agit ici dâ€™images et tout doit forcÃ©ment passer par le regard. </font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Ce matin BÃ©napole est dans un voile de brouillard et de pluie. Pour se rendre jusquâ€™Ã  la douane un rickshaw-wallah nous transporte sur une fragile plate-forme de bois tirÃ©e par son vÃ©lo. On tente vainement de sâ€™abriter sous un seul parapluie, tout en contemplant la ville encore endormie autour de nous. Ã€ la douane, il nous faut Ãªtre indulgent auprÃ¨s des employÃ©s qui ne savent trop que faire avec des Ã©trangers comme nous. Et qui dâ€™ailleurs sont dÃ©jÃ  amplement occupÃ©s Ã  siroter leur chai du matin. </font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Câ€™est aprÃ¨s de longues heures dâ€™attente dâ€™un cÃ´tÃ© comme de lâ€™autre de la frontiÃ¨re que nous voyons lâ€™Inde Ã  nouveau. Les rassurants Â«Â NamasteÂ Â» et Â«Â Welcome to IndiaÂ Â» se font entendre de partout. Nous nous arrÃªtons pour manger des chapatis pour dÃ©jeuner, assis sur un banc de bois chancelant, les pieds dans la boue. Quel soulagement de voir une femme nous servir la nourriture, et en plus sans voile pour couvrir son beau sourire. </font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Nous sommes dÃ©jÃ  loin du Bangladeshâ€¦</font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Il ne nous reste quâ€™un trajet de train pour rejoindre Calcutta, derniÃ¨re Ã©tape de ce long retour. </font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Â </font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">____________________</font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Â </font></span></p>
<p></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Voyager en classe gÃ©nÃ©rale dans un train se dirigeant vers lâ€™une des plus grosses villes de lâ€™Inde peut facilement Ãªtre un enfer. Mais ce matin la chance est de notre cÃ´tÃ©, car en plus dâ€™avoir des places prÃ¨s dâ€™une fenÃªtre, le train est plein mais ne dÃ©borde pas. </font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Et pendant trois heures on regarde le West Bengal dÃ©filer comme un film devant nos yeux. Avec la musique des roues sur le chemin de fer et de lÃ©gÃ¨res gouttes de pluie nous balayant le visage. Nous sommes une semaine avant Noel, il fait gris et lâ€™air est froid. </font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Ã€ partir du train, les villages traversÃ©s semblent animÃ©s mais aucun son ne nous parvient. <em>Comme dans un film muet et magnifique</em>. Quelques heures qui pourraient durer toute la vie. </font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">____________________</font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Â </font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"> </span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Et tranquillement la vie nous rattrape. Les villages des campagnes font place aux bidonvilles. Nous pouvons maintenant sentir lâ€™odeur de curry et de poisson sâ€™Ã©chapper des kiosques des marchands. On entre de plein fouet dans la ville, et bientÃ´t il nâ€™y a plus le moindre espace vide dans notre champ de vision. </font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Et le train se gonfleâ€¦se gonfleâ€¦jusquâ€™Ã  ce quâ€™il sâ€™arrÃªte enfin et recrache tous ses passagers Ã  la Dum Dum Railway Station dans le nord de Calcutta. </font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Â </font></span><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><span style="line-height: 115%; font-size: 12pt"><font face="Calibri">Bienvenue dans la CitÃ© de la Joie</font></span></p>
<p></span></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Bangladesh, dÃ©cembre 2003- PAYS SANS REPOS</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 16:33:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Voyage 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans ce pays qui a une des plus hautes densitÃ©s de population au monde, le calme nâ€™existe pas. Les rues dÃ©bordent dâ€™une marÃ©e humaine Ã  toute heure du jour et de la nuit. OÃ¹ que lâ€™on soit on peut entendre le mÃªme bourdonnementÂ : cries, klaxons, mollah qui vocifÃ¨rent des slogans dans un haut-parleur, sans compter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">Dans ce pays qui a une des plus hautes densitÃ©s de population au monde, le calme nâ€™existe pas. Les rues dÃ©bordent dâ€™une marÃ©e humaine Ã  toute heure du jour et de la nuit. OÃ¹ que lâ€™on soit on peut entendre le mÃªme bourdonnementÂ : cries, klaxons, mollah qui vocifÃ¨rent des slogans dans un haut-parleur, sans compter les appels Ã  la priÃ¨re des nombreuses mosquÃ©esâ€¦On va devoir sâ€™habituer Ã  ce rythme. Pour se faire entendre il faut hurler, pour se faire un chemin Ã  travers la foule il faut bousculer et frapper. </span><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">Â </span><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt"> </span><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">Pourtant le plus dÃ©routant ici, ce nâ€™est pas cette frÃ©nÃ©sie continuelle, mais bien les gens. En tant que femme dans ce pays musulman, il y a un code dâ€™Ã©thique que je me dois de respecter. </span><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">Dâ€™abord les yeux. </span><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">Mes yeux bleus sont dÃ©rangeants, voir mÃªme provocateurs. Je dois Ã©viter les contacts visuels Ã  tout prix et baisser le regard si quelquâ€™un mâ€™adresse la parole. Ce nâ€™est pas chose facile pour moi qui suis si curieuse et aime observer les gens qui mâ€™entourent. </span><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">Ensuite lâ€™attitude. </span><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">Je dois rester Ã  lâ€™Ã©cart des conversations, laisser les deux hommes qui mâ€™accompagnent sâ€™occuper de tout, et idÃ©alement marcher derriÃ¨re eux dans la rue. Tout Ã©cart Ã  ces rÃ¨gles de base attire dangereusement lâ€™attention sur nous. Câ€™est Ã  la fois choquant et fascinant. </span><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">Â </span><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt"><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">Pour moi femme Ã©trangÃ¨re, je vis toutes ces contraintes comme une expÃ©rience enrichissante et surtout temporaire. Mais je ne peux pas mâ€™empÃªcher de penser<span>Â  </span>aux femmes du Bangladesh qui elles doivent se rÃ©signer Ã  rester dans lâ€™ombre pour toute une vie.</span><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">Car naÃ®tre femme au Bangladesh, Ã§a veut dire naÃ®tre non dÃ©sirÃ©e. </span><span style="line-height: 115%; font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 12pt">NaÃ®tre sans lâ€™espoir dâ€™obtenir un jour le respect et la libertÃ©. </span></p>
<p></span></p>
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